Le sourire de l’écume

En création #novembre 2022

« La poésie pénètre ma vie et il me semble que la vie elle-même est une grande et merveilleuse oeuvre poétique. » HC Andersen

Dossier en ligne

Le choix du titre repose sur le ton doux et amer de Hans Christian Andersen, note qui plane sur son œuvre. En référence à La petite sirène qui devient écume sur l’eau, ce phénomène naturel d’une matière qui reste sur la plage quand l’océan se retire, est ici la métaphore pour raconter une histoire de filiation, de transmission, un hommage à une enfance révolue.

Dans une petite ville portuaire, Daniel Shanti junior, homme de 35 ans environ, revient dans la maison abandonnée de sa mère, foyer de son enfance pour nous raconter le moment où il l’a quittée. Nous voilà 15 ans plus tôt, Danie a 20 ans, il rêve d’être acteur et vient d’être pris dans une pièce de théâtre de la petite compagnie du coin. C’est un projet sans prétention pour les fêtes de Noël, on y parlera de la vie d’Hans Christian Andersen.

«Danie: … Celui qui a écrit Le vilain petit canard. Tu me racontais souvent Le vilain petit canard, non?

Myriam: Oui. Et tu vas jouer le canard? »

Pour lui c’est le début d’une grande carrière. Voilà un an que le jeune homme a pris une chambre en ville, mais il visite sa mère Myriam chaque jour ; elle vit dans une petite baraque au bord de l’eau. Son quotidien se résume à faire du café en attendant son fils, et broder en écoutant des vieux disques.

Au fil de la pièce, on verra Danie préparer son rôle, se passionnait pour Hans Christian Andersen, et tomber amoureux de sa partenaire. Myriam, de son côté, s’est mis en tête de faire le costume de son fils, comme une mère ferait pour son enfant à la fête de l’école. D’après ce qu’il lui raconte, elle a pensé lui confectionner des ailes de cygne, en secret, en référence au vilain petit canard « On la connaît déjà bien cette histoire ». Mais Myriam souffre de la maladie de la mémoire et décline. Son fils a peur de comprendre et continue de jouer avec et pour elle.

Nous assisterons alors à une enfance inversée, où le fils prendra le rôle du parent, de celui qui a les mots quand sa mère les perd, pour continuer de lui raconter le monde à sa manière, ou à la manière d’Andersen… avec la même nécessité de transformer et sublimer sa réalité comme une façon d’apprendre à vivre, à partir et laisser partir.

Teaser Premières inspirations

 

Equipe de création

Ecriture et mise en scène : Lise Hervio / Assistante à la mise en scène : Laurie Lévêque / Jeu, travail de plateau : Flore Audebeau, Françoise Goubert Chéritel, Jonathan Harscoët / Traduction et voix off: Lone Nedergaard / Création son : Oihan Delavigne / Réalisation films : Loïc Legrand / Technique video : Mathias Goyheneche.

 

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